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Intelligence artificielle,

Ce qu'on attend d'un assistant documentaire

Une seule question compte : la personne peut-elle s'appuyer sur la réponse devant son responsable ? La qualité de la rédaction vient après.

Celui qui utilise l'assistant peut-il se retourner vers sa hiérarchie, ou vers un contrôleur, avec ce qu'il vient d'obtenir ? Si non, il ne s'engage sur rien, et au bout de quelques semaines il n'ouvre plus l'outil.

Citer, c'est pointer

Une citation utile renvoie au document, à sa version et à l'endroit précis. Un titre de document ne suffit pas : personne ne relit quarante pages pour vérifier une phrase. Le passage doit être atteignable en un clic et affiché à côté de la réponse, pas rangé derrière un lien optionnel que l'utilisateur n'ouvrira jamais.

Ce que l'assistant ne doit pas faire

Répondre quand le corpus ne contient pas l'information. Le silence est une réponse acceptable, l'invention ne l'est pas.

Fondre deux sources contradictoires en une synthèse lisse. Les deux versions doivent apparaître avec leur date, et la contradiction est souvent l'information la plus intéressante du corpus.

Décider. L'assistant prépare la décision et l'interface doit rendre cette frontière visible, y compris quand la réponse paraît évidente.

Le corpus compte plus que le modèle

La qualité des réponses tient d'abord à ce qu'on donne à lire. Un fonds propre, daté, avec les versions périmées écartées, donne de bons résultats avec des moyens ordinaires. Un fonds où traînent trois générations du même document produit des réponses contradictoires quelle que soit la technique employée.

Voilà pourquoi l'audit et la plateforme de données passent avant. Poser un assistant sur un fonds documentaire non trié revient à industrialiser la confusion qui existait déjà.

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